Climate change, carbon dioxide, and materials chemistry
Résumé
Même si les technologies de captage et de stockage du dioxyde de carbone (CDR) à grande échelle ne sont pas encore suffisamment au point et comportent toute une série de risques, elles sont également reconnues comme faisant partie intégrante de toute stratégie visant à limiter efficacement le réchauffement climatique. Dans ce contexte, je présenterai un bref aperçu de plusieurs documents de politique climatique de premier plan [1-3] qui décrivent l’état actuel des technologies CDR, et je mettrai en évidence certains défis spécifiques identifiés pour lesquels les approches issues de la chimie des matériaux peuvent contribuer à faire progresser les solutions CDR. Je présenterai ensuite des exemples tirés de mon propre programme de recherche, qui vise à former des étudiants dans le cadre de collaborations multidisciplinaires axées sur le lien entre la science fondamentale et le développement de stratégies de CDR adaptées à chaque région. La multidisciplinarité est essentielle, car la science et la technologie ne suffisent pas à elles seules pour garantir le succès : des politiques efficaces, des considérations économiques et l’engagement du public sont également indispensables pour atténuer le changement climatique.
[1] IPCC, Climate Change 2023: Synthesis Report. Contribution of Working Groups I, II and III to the Sixth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, edited by H. Lee and J. Romero (IPCC, Geneva, Switzerland, 184 pp., 2023). DOI:10.59327/IPCC/AR6-9789291691647
[2] Washington Taylor, Brad Marston, Robert Rosner, and Jonathan Wurtele, PRX Energy 4, 017001 (2025). DOI: PRXEnergy.4.017001
[3] US Department of Energy Office of Science, Basic Energy Sciences Roundtable, Foundational Science for Carbon Dioxide Removal Technologies (Washington, D.C., USA, 4 pp., 2022). DOI: 10.2172/1868525
Bio
Kris a toujours été curieuse de savoir comment les choses fonctionnent — et elle adore résoudre des énigmes — mais elle n’a jamais eu l’intention de devenir professeure. Au début, elle rêvait de devenir géologue (à 5 ans), astronaute (entre 6 et 7 ans) et ingénieure aéronautique (de 7 à 17 ans). Cependant, dès qu’elle a goûté à la recherche scientifique dans un laboratoire de chimie (à 19 ans), elle a su que la recherche était la voie qui lui était destinée. Après avoir obtenu une licence en physique (Carleton College, États-Unis), un doctorat en physique (Université Cornell, États-Unis) et effectué des recherches postdoctorales en chimie (Université York, Canada), elle s’est installée à Memorial University (St. John’s, Canada) où elle enseigne la physique depuis plus de 20 ans. Ses recherches se situent à la croisée de la physique et de la chimie et visent à comprendre les relations entre les propriétés structurelles et physiques des matériaux inorganiques. En résumé, elle utilise la physique pour rendre les problèmes complexes plus faciles à appréhender. Elle apprécie travailler avec des équipes interdisciplinaires sur des questions de recherche qui soutiennent la transition vers une énergie durable, y compris les aspects scientifiques et de justice sociale, afin de relever les défis actuels de la recherche fondamentale et appliquée. Une grande partie de ses travaux récents porte sur les formes solides de matériaux riches en carbone, notamment les minéraux carbonatés et le biochar.